Santé de la femme

Anémie et carence en fer

L’anémie, affection très répandue à travers le monde, est le plus souvent en rapport avec un état de carence en fer (anémie ferriprive). Les femmes en âge de procréer présentent très souvent des réserves faibles ou une carence en fer. Les femmes enceintes sont plus exposées, surtout en fin de grossesse.

Une simple prise de sang permet de doser la ferritine, protéine de stockage du fer, reflet direct des réserves en fer de l’organisme.

Qu’est-ce que l’anémie ferriprive ?
Il y a anémie lorsque le taux d’hémoglobine est anormalement diminué. Le seuil de l’anomalie varie selon l’âge et le sexe (voir encadré ci-contre). Le fer, présent dans l’hémoglobine, permet le transport de l’oxygène vers tous les organes du corps.

Le saviez-vous ? C’est l’hémoglobine qui donne sa couleur rouge au sang.

Quand penser à l’anémie ferriprive ?
L’anémie se manifeste par des situations de :

  • fatigue persistante,
  • teint pâle,
  • accélération du rythme cardiaque et un essoufflement plus prononcé à l’effort,
  • mains et pieds froids,
  • maux de tête,
  • étourdissements.

Le saviez-vous ?La carence en fer est aussi appelée « anémie martiale »

Quelles manifestions et quelles conséquences avec un simple déficit en fer ?
Si la carence en fer (ferritine en dessous de 15 ng/mL) conduit, à un stade avancé, à l'anémie ferriprive, les conséquences d'une carence modérée (encore appelée déficit en fer) sont encore mal définies. Une réduction de la capacité physique et des performances intellectuelles, une moindre résistance aux infections, des perturbations au cours de la grossesse, et des anomalies dans le maintien de la température corporelle sont de plus en plus évoquées.
Une prévention alimentaire permet, au long cours d’éviter ces problèmes.

Prise en charge d’un manque en fer :
L’anémie par carence en fer (ferritine < 15 ng/mL) nécessite une consultation médicale et un traitement médicamenteux.
Un déficit en fer (ferritine entre 50ng/mL et 15ng/mL) nécessite une supplémentation par compléments ou apports alimentaires.

A savoir ! Il existe d’autres causes d’anémies :

  • Les anémies dues à une production insuffisante de globules rouges par la moelle osseuse, qui chaque jour, en produit des millions pour remplacer ceux qui sont normalement détruits.
  • Les anémies causées par une perte importante de sang (par exemple saignements dus aux règles abondantes) ou plus rarement, par une destruction anormale des globules rouges (hémolyse). Ces dernières, rares, nécessitent une prise en charge spécifique.

Souvent fatiguée ? En difficulté lors d’un effort physique ?
Parlez-en à votre médecin traitant ou demandez conseil aux biologistes de votre laboratoire. Ils sont à votre écoute, travaillent étroitement avec votre médecin et sauront vous orienter.

Liens utiles / bibliographie
Sources :
HAS (Haute autorité de la Santé), Choix des examens du métabolisme du fer en cas de suspicion de carence en fer, rapport d’évaluation, mars 2011 https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2011-11/rapport_devaluation_bilan_martial_carence_2011-11-09_17-21-31_723.pdf
AMELI, assurés, comprendre l’anémie, 07/06/2017 https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/anemie/comprendre-anemie
 ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), le fer, 27/05/2016 https://www.anses.fr/fr/content/le-fer

Le diagnostic d'anémie est porté lorsque le taux d'hémoglobine est inférieur à ces valeurs seuils :

  • 14 grammes par décilitre de sang (ou g/dl) chez le nouveau-né ;
  • 13 g/dl chez l’homme adulte ;
  • 12 g/dl chez la femme adulte ;
  • 10,5 g/dl chez la femme enceinte, à partir du second trimestre de grossesse.

Sources: https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/anemie/comprendre-anemie

Prévention et apports alimentaires

On trouve des quantités importantes de fer dans les produits de la mer (coquillages et poissons), le chocolatnoir, le germe de blé, les œufs, les légumineuses, (lentilles, pois chiches, soja…) les oléagineux (amandes, noix, noisettes, sésame) ainsi que dans certains aliments enrichis comme les céréales de petit-déjeuner.

L’organisme absorbe différemment le fer d’origine végétale et celui d’origine animale. Ainsi, le fer d’origine animale est  assimilable à 40%, alors que le fer d’origine végétale l’est de 10 à 20%. Par ailleurs, la consommation simultanée de viande et de végétaux riches en vitamine C (agrumes, kiwi, fruits rouges, chou…) permet d'améliorer l'assimilation du fer d'origine végétale.