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12 mai : journée des infirmiers

Rencontre avec Dominique TRAVO KARINE, infirmier préleveur à domicile

À l’occasion de la journée des infirmiers, nous vous invitons à découvrir Dominique TRAVO KARINE, infirmier préleveur à domicile à SYNLAB Nouvelle-Aquitaine. Interviewé par Antoine Grimaud, Responsable recrutement et Marque Employeur chez SYNLAB, il nous raconte son histoire, son métier.

En quelques mots, votre parcours ? Avez-vous toujours voulu être infirmier ?

J’ai un passé d’infirmier militaire : j’ai servi la Légion étrangère avec laquelle j’ai été déployé dans le monde entier sur des terrains d’opération parfois très durs. J’ai ensuite travaillé pour un grand groupe pétrolier et minier où je développais des structures hospitalières et d’accueil de blessés sur des zones arides et isolées, c’est ensuite que je suis devenu infirmier à domicile, d’abord en libéral, puis en CDI, au sein de SYNLAB depuis février 2021.

On ne fait pas un métier de santé par hasard. J’avais une appétence pour l’Homme, pour l’accompagnement, pour l’autre. Que ce soit en Ex-Yougoslavie, au Congo en Afghanistan ou encore au Mali et sur les autres théâtres de guerre, on relève les blessés, on est à l’écoute du mal des gens, on a de l’empathie pour la souffrance des autres. C’est inscrit en moi et je crois que c’est ce qui m’a poussé à faire ce métier. Faire ce métier, c’est servir l’autre, lui apporter un regard, le comprendre et le cerner afin d’adapter la façon dont on pratique le prélèvement. Pas une vocation mais plutôt une prédisposition.  C’est aussi servir l’autre, lui faire se sentir par un regard son importance, le comprendre et le cerner au mieux afin d’adapter la façon de réaliser le prélèvement afin de rendre celui-ci le moins traumatisant possible et le plus facile à supporter.

Quelle est la journée type d’un infirmier chez SYNLAB ?

La journée débute toujours tôt le matin, généralement aux alentours de 7h. Mon périmètre couvre une superficie de 10 km environ qui s’étend entre Bordeaux et sa périphérie (Eysines).

Le matin je commence toujours ma tournée de prélèvements par ceux situés dans les établissements de santé (les EPHAD ou les cliniques).  J’ai en charge 3 à 4 structures par jour en moyenne jusqu’à 8H30/9h environ puis j’enchaine sur les prélèvements à domicile des patients du laboratoire jusqu’à 12h.

Une fois les « domiciles » terminés, j’ai la charge d’une tournée afin de récupérer des prélèvements spécifiques pratiqués en cabinet par des médecins avec lesquels nous collaborons, en majorité des gynécologues. Le fait de me déplacer à moto est un atout pour se déplacer facilement en centre-ville.

De retour au laboratoire avec les prélèvements, ma mission ne s’arrête pas là. J’aide mes collaborateurs à enregistrer et préparer les prélèvements afin que tout soit prêt lors du passage du coursier. Enfin garder du temps pour préparer la journée du lendemain (ses fiches, ses ordonnances, son parcours). La journée est intense avec très peu d’espace, mais le temps c’est une gestion et avec une bonne organisation, on y arrive !

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Le contact avec l’autre, évidemment. Les gens se confient et c’est là le cœur de mon métier : pouvoir les faire parler et en très peu de temps arriver à les cerner pour réaliser le prélèvement de la bonne façon. Certaines personnes peuvent se montrer agressives, en colère ou apeurées, il faut pouvoir accueillir ces réactions, les comprendre et agir en conséquence.

J’aime bien évoquer la météo du jour, les dernières nouvelles des enfants, l’actualité… Même si nous passons que 15 minutes avec les patients, on a un lien privilégié avec eux et chaque témoignage est un enrichissement personnel. L’accompagnement des gens est quelque chose de central dans mon métier, notamment avec les personnes âgées qui nous parlent du temps qui passe. Nous rentrons en quelque sorte dans l’intimité des gens. Ils ne nous accordent pas leur confiance dès le départ mais ça se construit. Ce lien passe par le regard, l’écoute, la compréhension de l’autre. Il n’y a finalement pas beaucoup de métiers où l’on peut créer un lien de confiance avec les gens en si peu de temps et ça, ça me plait beaucoup !

La pandémie a mis à rude épreuve toute une profession, quel regard portez-vous sur cette période si particulière ?

Un regard avec un peu de distance. Jamais je n’aurais pu imaginer pouvoir vivre ces 2 années de cette façon. Au début, c’était un peu la panique, nous découvrions cette pandémie et cette maladie dont nous ne connaissions rien, avec des injonctions contradictoires de la part des autorités. Nous avons dû nous adapter. Il a fallu naviguer en eaux troubles, avancer malgré le manque de visibilité. Ce qui était le plus compliqué c’était de ne pas pouvoir apporter de réponses claires à nos patients, de dire parfois blanc un jour et noir le lendemain. C’est difficile pour un soignant de revirer.

Mais je suis résilient ; la charge de travail, la pression, ce sont des choses que je maîtrise au regard de mon passé militaire. J’ai rejoint SYNLAB au moment de la 2eme vague et je peux vous dire qu’au sein même du labo j’ai senti une très grande solidarité et ça c’est important, seul on n’y arrive pas. Tout le personnel a compris qu’ensemble on surmonterait plus facilement les choses et ce fut le cas. La solidarité aide à tenir, quand vous êtes épaulé par un collègue qui vous voit fatigué ça donne le sentiment que vous n’êtes pas seul et c’est primordial.

Comment encourager les jeunes générations à s’orienter vers ce métier ?

On ne fait pas ce métier par hasard, ce n’est jamais anodin de s’orienter vers un métier de santé. Je leur dirais de croire en ce qu’ils sont, je leur ferais comprendre que les petits gestes simples de la vie valent de l’or, que cette attention que l’on va porter à l’autre, l’autre va nous le rendre au centuple.

Ce ne sont pas des boites de conserve qu’on a en face de nous, ce sont des patients ! La dimension humaine est importante, il faut être ajusté à l’autre.

Comment on fait pour attirer les jeunes ? Je crois beaucoup en la jeunesse, j’ai 3 garçons dont 1 est infirmier. Je pense que l’accompagnement, la transmission, la pédagogie sont des éléments clés. Il faut ouvrir les portes des labos, il faut leur expliquer la vérité telle quelle. Les stages de 3eme sont des bons moyens de susciter des vocations. Nous les anciens, nous sommes des passeurs, nous avons un devoir de transmission.

Vous parlez de votre métier avec beaucoup de passion. Un dernier mot ?

Oui, faire ce métier c’est être passionné, c’est apporter à nos patients un supplément d’âme : on ne fait pas un métier facile, il y a une vraie dimension humaine à aller chez les gens et pratiquer des soins chez eux. Plus que tout, au lieu de mettre « à distance » la personne que j’ai à prélever, je vais la regarder afin de lui faire sentir qu’elle est unique ainsi au risque de perdre un peu de temps (perdre du temps, n’est-ce pas en gagner au bout ?) l’important c’est que cette personne comprenne que ce temps lui est dédié à elle et elle seule.

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