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Calprotectine fécale

Marqueur biologique de l’inflammation intestinale (grêlique et colique) dans les MICI

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH). Elles se caractérisent par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, due à une dérégulation du système immunitaire intestinal. Cette inflammation incontrôlée est responsable de lésions tissulaires et de la chronicité de la maladie. Son origine est multifactorielle, en effet elle semble résulter de la combinaison entre facteurs environnementaux, susceptibilité génétique (en cas d’antécédents familiaux le risque de développer une MICI est augmenté d’environ 10%) et dérégulation du système immunitaire.

C’est une maladie qui touche en priorité les jeunes et le diagnostic est souvent posé entre 20 et 30 ans.

Les formes sévères représentent environ 15% des MICI.

Il n’existe pas à l’heure actuelle des traitements pour guérir définitivement ces maladies, cependant les médicaments actuels permettent la plupart du temps une qualité de vie satisfaisante tout au moins en dehors des poussées.

En effet les MICI évoluent par poussées inflammatoires, de durée et de fréquence extrêmement variables selon les patients, alternées à des phases de rémission. Elles se distinguent par la localisation et la nature de l’inflammation dans le tube digestif, les complications, les facteurs de risque, les symptômes, ou encore les réponses aux traitements.

  • Dans la maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher tous les segments du tube digestif, mais le plus souvent elle est localisée au niveau de l’intestin. En revanche la rectocolite hémorragique affecte toujours la partie basse du rectum.

 

Lors des poussées inflammatoires, les MICI se caractérisent le plus souvent par :

  • des douleurs abdominales
  • des diarrhées fréquentes, parfois sanglantes
  • ou encore une atteinte de la région anale (fissure, abcès)
  • une fatigue
  • parfois une fièvre

 

De plus, à cause de l’inflammation et de la malabsorption intestinale des aliments on retrouve souvent une anémie, une carence vitaminique et enfin une fuite des protéines pouvant aboutir à un état de dénutrition avec amaigrissement.

Dans 20% des cas, les patients peuvent présenter des manifestations extradigestives comme : 

  • arthrites (inflammation des articulations),
  • psoriasis (inflammation cutanée),
  • uvéites (inflammation oculaire),

 

Les MICI sont en outre associées à un risque accru de cancer colorectalnotamment lorsque des lésions sont présentes au niveau du côlon et sont importantes.

Le diagnostic des MICI repose sur plusieurs critères cliniques, biologiques et d’imagerie médicale.

Lorsque des symptômes cliniques évoquent une MICI, il est opportun de réaliser un bilan biologique. Celui-ci peut permettre de détecter un syndrome inflammatoire grâce au dosage sanguin de la protéine CRP et permet surtout de rechercher la présence de calprotectine dans les selles.

La calprotectine  est mise en évidence dans les selles uniquement en cas d’inflammation sévère de l’intestin. En effet, la perméabilité de la paroi intestinale due à l’inflammation permet le passage de certaines molécules.

En situation physiologique la paroi intestinale est intacte.

L’augmentation du taux de calprotectine n’est pas spécifique aux MICI, toutefois elle permet de faire la différence entre une MICI et un trouble fonctionnel intestinal. La calprotectine est également utile au suivi de la maladie et à l’évaluation de l’efficacité du traitement mis en place.

On oubliera pas le rôle primordial du microbiote intestinal, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes présents dans le système intestinal, en effet un déséquilibre du microbiote (oudysbiose) est retrouvé chez les malades : il pourrait favoriser l’initiation, le maintien ou la sévérité de l’inflammation.

La pollution ainsi que les nanoparticules et les métaux lourds semblent aussi impliqués dans la survenue des MICI, on remarque à ce propos la forte incidence dans les pays en voie de développement économique tels que l’Inde, l’Asie en général et l’Afrique du sud.

Récemment a été mis en évidence le rôle de l’alimentation, les aliments transformés pourraient favoriser la présence de bactéries pro-inflammatoires au sein du microbiote responsable de la perméabilité de la paroi intestinale.

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