Clinique
M. genitalium fait partie, avec Mycoplasma hominis et Ureaplasma spp., des espèces de mycoplasmes humains génitaux potentiellement pathogènes. C’est un agent d’infections sexuellement transmissibles. Chez les hommes, il est responsable de 10 à 35% des urétrites non gonococciques (UNG), aigües ou chroniques et arrive en deuxième position après Chlamydiae trachomatis. Chez les femmes, M. genitalium est le seul mycoplasme responsable de cervicites. Il est aussi responsable d’endométrites, de salpingites, d’avortements spontanés, de naissances prématurées et pourrait être associé à l’infertilité féminine. En outre, il est responsable, chez les hommes d’épididymite. Cependant l’infection est très souvent asymptomatique.
La prévalence dans la population générale en France est estimée entre 1 et 3%, ce qui place cette infection au 2ème ou 3ème rang des IST, selon la région.
Mais sa prévalence peut monter jusqu’à 38% dans les populations à risque d’IST.