Depuis le 1er avril 2020, la recherche de papillomavirus humains à haut risque oncogène par PCR est remboursée par l’Assurance Maladie et permet de faire évoluer la stratégie de dépistage du cancer du col utérin (CCU), conformément aux recommandations HAS de juillet 2019.
Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus très répandus. L’HPV est l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente dans le monde. Il existe plus de 120 types d’HPV et parmi ceux-là, 12 types sont considérés comme oncogènes. Les types 16 et 18 sont les plus agressifs. Ils sont associés à plus de 80 % des cancers cervico-utérins. La plupart des infections à HPV sont transitoires mais, dans 1 cas sur 10, l’infection persiste et risque d’évoluer vers un cancer.
Les cancers cervico-utérins mettent en moyenne plus de 10 ans à se développer. La détection précoce d’HPV à haut risque permet d’intervenir à temps et d’éviter l’évolution de cellules cancéreuses.
