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Le SuPAR

Le SuPAR : nouveau marqueur de l’inflammation de bas grade

Un biomarqueur plus précoce que la CRPus

L’inflammation de bas grade ou IBG correspond à un mécanisme physiopathologique intracellulaire, qui, à bas bruit, joue un rôle essentiel dans l’immunosénescence ainsi que dans le développement et la progression de nombreuses pathologies chroniques évoluant silencieusement sans signes cliniques majeurs.

L’IBG fait ainsi le lit de ce que les anglosaxons appellent « l’inflamm’aging » qui accélère le vieillissement. L’inflammation chronique est responsable à 80% des pathologies liées à l’âge (maladies neuro-dégénératives, auto-immunité, arthrose, diabète, l’ostéoporose…).

Actuellement, le marqueur « de référence » de ces états est la CRPus ou C réactive protéine ultrasensible. Or cette protéine hépatique, quoique précoce, s’élève principalement dans les phases systémiques d’IBG et ne reflète pas le risque des IBG
chez les sujets dits « en bonne santé ».

A contrario, le SuPAR ou soluble urokinase plasminogen activator receptor est un complexe protéique, témoin très spécifique de l’activation immunitaire, étape initiale de toute IBG, plus précoce que la CRPus.

Le suPAR, de quoi parlons-nous ?

Avant de parler du suPAR, il importe de définir son précurseur, l’uPAR (récepteur de l’activateur du plasminogène de l’urokinase).

L’uPAR est une protéine présente principalement sur les cellules activées du système immunitaire comme les cellules T, polynucléaires neutrophiles, macrophages.

Lors de la stimulation des Toll like récepteurs ou des récepteurs de cytokines, la voie NFkB s’active induisant l’expression du récepteur de l’activation plasminogene urokinase uPAR dans les cellules immunologiquement actives, à l’origine de la cascade inflammatoire.

Quand l’inflammation se déclenche, ces cellules libèrent de l’uPAR dans la circulation sanguine, sous sa forme soluble ou suPAR.

De nombreuses études ont montré des taux plasmatiques élevés de suPAR associés à un risque élevé d’inflammation de bas grade, facteur contribuant notamment au développement de maladies cardiovasculaires et du diabète de type II.

Tandis que la CRPus est corrélée à l’IMC et l’obésité, à la fièvre, au cycle menstruel, à la prise d’antiinflammatoires non stéroïdiens, le suPAR ne l’est pas.

Intérêt du suPAR

Le suPAR représente un intérêt majeur pour le clinicien compte tenu :

  • De sa grande sensibilité pour repérer les IBG
  • De sa grande spécificité en tant que marqueur de l’activation immunitaire de la réaction inflammatoire
  • De sa grande prédictivité. En effet, l’élévation de 1 ng/ml correspond à une augmentation du risque de 25% d’évolution pathologique

Indications

  • En médecine générale : Dans les cas de pathologies cardiovasculaires, diabétiques, respiratoires, chroniques et autoimmunes, le suPAR permet un suivi de l’impact thérapeutique mais également un pronostic d’évolution.
  • En médecine fonctionnelle : Le suPAR permet de repérer l’activation immunitaire et l’inflammation de bas grade.
  • En médecine de la longévité : Le taux de suPAR est corrélé avec un mode de vie sain et protecteur. Rapporté à des abaques selon
    l’âge et le sexe, ce marqueur identifie l’âge biologique et son facteur de risque.

Document réalisé en Juillet 2024 par le Dr Nathalie Beneroso, Biologiste SYNLAB à partir des références bibliographiques ci-dessous :

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