L’inflammation de bas grade ou IBG correspond à un mécanisme physiopathologique intracellulaire, qui, à bas bruit, joue un rôle essentiel dans l’immunosénescence ainsi que dans le développement et la progression de nombreuses pathologies chroniques évoluant silencieusement sans signes cliniques majeurs.
L’IBG fait ainsi le lit de ce que les anglosaxons appellent « l’inflamm’aging » qui accélère le vieillissement. L’inflammation chronique est responsable à 80% des pathologies liées à l’âge (maladies neuro-dégénératives, auto-immunité, arthrose, diabète, l’ostéoporose…).
Actuellement, le marqueur « de référence » de ces états est la CRPus ou C réactive protéine ultrasensible. Or cette protéine hépatique, quoique précoce, s’élève principalement dans les phases systémiques d’IBG et ne reflète pas le risque des IBG
chez les sujets dits « en bonne santé ».
A contrario, le SuPAR ou soluble urokinase plasminogen activator receptor est un complexe protéique, témoin très spécifique de l’activation immunitaire, étape initiale de toute IBG, plus précoce que la CRPus.
