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Impact du sucre, des graisses et du sel sur la santé cardiovasculaire

Interview du Dr Dominique RUEFF, médecin généraliste spécialisé en nutrition

80% des maladies cardiovasculaires pourraient être évitées grâce à une alimentation saine et équilibrée.

Or, depuis environ 60 ans, notre alimentation occidentale a évolué dans une mauvaise direction pour notre santé cardiovasculaire : en général, nous mangeons trop et trop souvent, des aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés, des aliments industriels hautement transformés, forts en calories etmanquant de nutriments absolument indispensables à la santé cardiovasculaire.

La première conséquence de cette mauvaise alimentation, c’est l’excès de poids : 1 personne adulte sur 2 est en surpoids, en France.

Puis viennent les maladies du métabolisme comme l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol dans le sang et le diabète. Ce sont les facteurs qui augmentent le risque de maladies cardiovasculaires comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral, dit « AVC ».

Le Dr Dominique RUEFF, médecin généraliste et spécialiste en conseil nutritionnel, explique comment ce que nous mangeons peut impacter négativement la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.

Les conséquences d’une alimentation trop grasse.

Le problème pour notre santé, c’est une alimentation trop riche en graisses d’origine animale, qu’on appelle aussi « graisses saturées ».

Elles augmentent le taux de mauvais cholestérol dans le sang qui conduit à une hyperlipidémie. Celle-civa créer des dépôts graisseux sur les vaisseaux sanguins et les artères et former des amas qu’on appelle « plaquesd’athérome ».

Lorsque ces plaques d’athérome s’épaississent, elles provoquent un rétrécissement des artères, qui va gêner la circulation du sang et entraîner divers symptômes : douleurs thoraciques, vertiges, essoufflements, fatigue chronique (en particulier chez la femme) et douleurs dans la poitrine que l’on appelle « angine de poitrine »…

La situation s’aggrave lorsque les plaques se rompent et forment des caillots sanguins qui vont bloquer la circulation sanguine d’une artère et ainsi provoquer un infarctus du myocarde ou bien entraîner un accident vasculaire cérébral en bouchant de petits vaisseaux sanguins dans le cerveau.

 

Il faut éviter de consommer des « mauvaises graisses » que l’on trouve notamment dans les plats industriels comme ceux des fast-foods ou les plats transformés de la grande consommation.

Limiter aussi les quantités de fromagesde charcuterieet de viande rouge.
Mais, un minimum d’apport en viande rouge (2 fois par semaine) peut être essentiel chez certaines personnes, car elle contient du fer qui permet d’éviter une forme d’anémie liée à un déficit en fer.
Les personnes âgées ont aussi besoin d’un apport minimal en protéines pour éviter la fonte de leurs muscles qui peut conduire à des chutes et fractures des os.

Existe-t-il des bonnes graisses pour l’organisme ?

Toutes les membranes de toutes les cellules de notre corps sont composées d’acides gras. Notre organisme a donc besoin des acides gras, qu’ils soient d’origine végétale ou animale.

Les acides gras, dits OMEGA, sont des acides gras « essentiels » parce que l’Homme est incapable de les fabriquer. Ils doivent être impérativement apportés par notre alimentation.

Les OMEGA 3 et OMEGA 6jouent deux rôles importants dans notre corps :

  • Les Omégas 6sont pro-inflammatoires. Or l’inflammation est une étape essentielle pour protéger l’organisme en cas d’infection par exemple. Les omégas 6 jouent donc un rôle de première ligne et doivent ensuite passer le relai aux omégas 3.
  • Les Omégas 3ont une action anti-inflammatoire. Mais pour résoudre l’inflammation, il faut que les omégas 3 soient en quantité suffisante. Si votre alimentation est trop riche en Oméga 6, la production des omégas 3 sera ralentie et/ou insuffisante.

Depuis des décennies, notre alimentation apporte trop d’oméga 6 et pas assez d’oméga 3. Ce déséquilibre conduit à l’installation d’une inflammation chronique et serait co-responsable de beaucoup de maladies chroniques modernes.

Donc le bon gras, c’est le gras anti-inflammatoire et protecteur qui provient essentiellement des Acides gras Omega 3 et l’important c’est de veiller à un bon équilibre entre les OMEGA 3 et OMEGA 6.

Lorsque l’on mange trop sucré, trop souvent, quelle est la conséquence ?

Notre corps a besoin d’énergie pour fonctionner et cette énergie, il la trouve dans les aliments et produits sucrés qui contiennent les glucides.
Les glucides apparaissent ensuite sous forme de glucose, c’est-à-dire de sucre dans le sang qui va nourrir le cerveau et les différents tissus du corps, comme les muscles.

Quel est le rôle du glucose dans le sang ?

Le sucre circule dans l’organisme puis entre les tissus par le biais d’une « clef » qui ouvre la porte de nos cellules : c’est l’insuline., qui est une hormone produite par le pancréas.
Elle est essentielle pour contrôler et maintenir la quantité de glucose dans le sang à un niveau adéquat pour l’organisme.

Lorsque l’alimentation quotidienne apporte trop de sucres et trop souvent, le pancréas doit produire plus d’insuline pour signaler au corps qu’il faut diminuer la quantité de sucres en circulation dans le sang :

  • soit en le captant dans les muscles et le tissu adipeux,
  • soit en le stockant dans le foie, sous forme de graisse.

Mais à force, particulièrement chez les personnes en surpoids et celles qui ont un excès de gras au niveau du ventre, il arrive que les organes ne réussissent plus à capter et à entreposer aussi efficacement le sucre : on parle alors de « résistance à l’insuline » qu’on peut aussi qualifier de pré-diabète.

À ce stade, si le mode de vie et d’alimentation ne change pas, le pancréas va s’épuiser jusqu’à stopper la production d’insuline : c’est qu’alors qu’apparaît un diabète de type 2qui est un état d’hyperglycémie chronique.

 

L’excès chroniquede sucre dans le sang est très nocif pour les vaisseaux sanguins, augmente fortement leur fragilité et donc le risque de maladies cardiovasculaires mais aussi le risque de lésions sur la rétine, les reins ou les nerfs.

Le diabète est une maladie silencieuse qui se développe sur plusieurs années quand on maintient un mode d’alimentation trop sucré et qu’on manque d’activité physique.
Or le problème du sucre, c’est qu’il y en a partout dans notre alimentation, sous des formes même cachées ou ignorées qui nous rendent addictifs au goût sucré.

On en trouve dans les confiseries et les pâtisseries bien sûr, les viennoiseries, mais aussi et surtout dans les sodas, les jus de fruits industriels, les goûters et biscuits, l’alcool et dans tous les plats industriels préparés.
C’est pourquoi, il y a une explosion de diabète dans le monde et en France.
En France, il y a plus 4 millions de diabétiques.
En 2030, les prévisions disent que nous en serons à 6 millions.

Manger trop salé : pourquoi dit-on que ça favorise l’hypertension artérielle ?

Le sel, c’est du Chlorure de sodium (Na Cl).

Le sodium est un minéral indispensable pour le corps humain mais son apport excessif dans l’alimentation courante conduit à une augmentation du volume sanguin, c’est-à-dire une hausse de la pression sur les parois des artères : c’est ce qu’on appelle l’hypertension artérielle.

L’hypertension artérielle va favoriser, secondairement, une maladie cardiovasculaire comme un infarctus ou un AVC.
De plus, l’augmentation du volume sanguin sollicite beaucoup plus le cœur, le fait travailler de manière excessive et risque de le dilater.

Les produits industriels préparés sont en général trop salés. Le sel est également présent dans le glutamate de sodium, un additif alimentaire utilisé à grande échelle pour améliorer le goût des aliments industriels.

Et nous avons pris l’habitude de resaler trop systématiquement nos repas et nos assiettes alors qu’une seule petite cuillère de sel par jour suffit à nos besoins.

Pour conclure, si on ajoute à une alimentation trop grasse, trop sucrée et trop salée, de mauvaises habitudes comme le tabagisme, l’alcool en excès, le manque d’activité physique ou le stress, alors on augmente encore plus fortement le risque de survenue d’une maladie cardiovasculaire.

C’est l’accumulation des facteurs de risques qui potentialise la probabilité d’une maladie cardiovasculaire à terme.

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