L’hépatite B
Il s’agit d’une infection virale du foie due au virus B (VHB), virus à ADN, enveloppé, découvert en 1967. Elle est souvent asymptomatique et passe donc inaperçue.
L’homme est le seul réservoir du VHB. Il est présent dans : le sang, les sécrétions sexuelles, les lymphocytes, la moelle osseuse, le lait maternel, la salive.
Le virus peut survivre, en moyenne, 7 jours en milieu extérieur et n’est pas inactivé par l’alcool.
Après une phase aigüe, certaines hépatites B guérissent spontanément et d’autres deviennent chroniques. Le taux de passage à la chronicité est dépendant de l’âge du patient. Ce taux est très élevé chez l’enfant, (90 % environ), mais bien moins important (10 à 20 %) chez l’adulte.
Non diagnostiquée et non prise en charge, l’hépatite B peut évoluer en fibrose du foie, puis en cirrhose et enfin en cancer du foie. L’infection par le VHB peut être évitée grâce la vaccination.
Le virus de l’hépatite B est très contagieux : en effet le risque de contamination lors d’un accident d’exposition au sang d’une personne infectée par le VHB est de 30 % contre 0,3 % pour le VIH (100 fois plus élevé) et 3 % pour le virus de l’hépatite C (VHC).
Les comportements sexuels à risque sont le facteur principal de transmission du VHB.
A noter : Une infection par le VHB favorise la contamination par le virus de l’hépatite D (VHD). En effet, la contamination par le VHD ne peut se faire que chez les personnes contaminées par le VHB. Le VHD seul n’a pas la capacité de contaminer une personne.